Publication l'Observatoire Crédit Logement / CSA Avril 2026
En avril 2026, le taux moyen s’est établi à 3.23 %.
TAUX | DURÉE | ACTIVITÉ MARCHÉ | COÛT RELATIF | SOLVABILITÉ
| INDICATEURS | Avril 2026 | Mars 2026 | TENDANCE |
| Taux | 3.23 % | 3.23 % | ![]() |
| Durée | 249 mois 21 ans |
252 mois 21 ans et 2 mois |
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| Coût relatif moyen | 4.3 | 4.1 | ![]() |
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Marché du neuf dont accession seule |
3.19 % |
3.20 % |
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Marché de l’ancien dont accession seule |
3.23 % 3.22 % |
3.22 % 3.22 % |
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Activité marché des crédits |
Montant de Production |
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Montant de Production + 16,5 % Nombre de prêts + 23 % |
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Analyse taux des crédits immobiliers pour particuliers
TAUX
En avril 2026, le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel s’est établi à 3.23 %.
3.18 % pour l’accession dans le neuf,
3.22 % pour l’accession dans l’ancien.
Après avoir reculé durant plus d’une année, le taux des crédits immobiliers s’était redressé durant l’été 2025 : il a alors repris 11 points de base (pdb) entre juin et décembre 2025, pour finir l’année à 3.16 %. Puis la hausse du taux moyen s’est renforcée en janvier 2026 avec + 3 pdb, puis en février avec + 4 pdb pour finalement s’établir à 3.23 %.
Mais en mars, cette tendance haussière des taux a cédé la place à la stabilisation : habituellement, l’effort « commercial » de certaines banques peut s’observer avec le retour du printemps et le renouveau saisonnier de la demande ; il reste en général « sélectif », afin d’éviter l’engrangement de risques de défaut, la prudence occupant une place de plus en plus large dans la stratégie des établissements distributeurs.
Mais les établissements bancaires ont dû renforcer leurs stratégies prudentielles et marger pour renforcer leurs fonds propres, sans pour autant trop peser sur la solvabilité de leurs clientèles : en mars, ils ont donc encore modéré les hausses des taux des crédits accordés, face à une demande de crédits qui hésite.
En avril, la demande a donc retrouvé plus de vigueur. Après un 1er trimestre d’hésitations, alors que les taux de refinancement de la BCE n’ont pas été réajustés depuis juin 2025, les banques ont donc relevé les taux de leurs produits « phares » dans un paysage dominé par la montée de l’incertitude.
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Prêts du secteur |
Taux moyens (en %) |
Sur 15 ans | Sur 20 ans | Sur 25 ans |
| Décembre 2024 | 3,31 | 3,24 | 3,26 | 3,34 |
| Avril 2025 | 3,07 | 3,02 | 3,04 | 3,13 |
| Juin 2025 | 3,05 | 3,01 | 3,07 | 3,12 |
| Décembre 2026 | 3,16 | 3,09 | 3,17 | 3,25 |
| Avril 2026 | 3,23 | 3,06 | 3,27 | 3,31 |
Durées
En avril 2026, la durée moyenne des prêts accordés était de 249 mois.
264 mois pour l’accession dans le neuf
260 mois pour l’accession dans l’ancien.
NIVEAU RECORD POUR LA DURÉE MOYENNE
En Avril 2026, la durée moyenne des prêts accordés était de 249 mois, 264 mois pour l’accession dans le neuf et 260 mois pour l’accession dans l’ancien.
La durée moyenne des crédits octroyés se maintient sur ses niveaux les plus élevés jamais observés. Ainsi, les banques réussissent encore à atténuer les conséquences de la remontée du coût des opérations financées qui pèse de plus en plus lourdement sur les capacités d’emprunt des candidats à un achat immobilier.
Elles soutiennent ainsi à de bout bras une demande qui chancelle, alors que les évolutions des taux des crédits ne permettent plus d’alléger le poids des charges de remboursement des emprunts et que les seuils d’usure en vigueur ne leur facilitent pas la tâche.
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Les durées
(en années) |
Structure de la production |
moins de 10 | 10 à 15 | 15 à 20 | 20 à 25 | 25 à 30 | 30 et plus | Ensemble |
| Accession | 2019 | 2,0 | 8,6 | 20,2 | 30,7 | 37,8 | 0,7 | 100,0 |
| 2024 | 1,3 | 6,9 | 12,8 | 27,9 | 51,1 | 0,0 | 100,0 | |
| 2025 | 1,3 | 6,4 | 11,7 | 33,4 | 47,1 | 0,0 | 100,0 | |
| T1 2026 | 1,0 | 6,5 | 11,0 | 32,8 | 48,7 | 0,0 | 100,0 | |
| M04 2026 | 1,1 | 6,6 | 11,1 | 34,1 | 47,1 | 0,0 | 100,0 |
Activité production des crédits
En 2025, l’activité du marché avait bénéficié d’un regain de dynamisme. Mais la reprise du marché a progressivement perdu de la vigueur, dans un environnement peu favorable à partir de l’été 2025 : dégradation du marché de l’emploi, détérioration du cadre politico-économique des marchés immobiliers, maintien du resserrement de l’accès au crédit imposé par la Banque de France, remondée des taux des crédits immobiliers et augmentation rapide des coûts des opérations réalisées.
Aussi, le 2nd semestre 2025 a connu un affaiblissement de la production de crédits et du nombre de prêts accordés. Le début de l’année 2026 a confirmé ces évolutions, au-delà du profil saisonnier habituel de la demande (un premier bimestre généralement inférieur de 13.3 % à l’activité des mois d’octobre-novembre) : avec en GA à fin février, + 12.1 % pour la production de crédits mesurée en niveau trimestriel glissant, contre + 43.3 % en février 2025 ; et + 25.4 % pour le nombre de prêts accordés, contre + 37.0 % il y a un an à la même époque.
L’atterrissage de la reprise a été notable durant le 1er bimestre de 2026
Cependant, l’activité constatée en avril 2026 reste très inférieure à son niveau moyen des années 2016 à 2019 : de 24 % pour le nombre de prêts accordés et de 37 % pour la production de crédits. La reprise n’a donc pas gommé les conséquences de la crise qui a bouleversé les marchés depuis 2020
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ACTIVITÉ DU |
MONTANT DE PRODUCTION DE CRÉDITS |
NOMBRE DE PRÊTS BANCAIRES ACCORDÉS |
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Janvier 2026 à Avril 2026 |
+ 3,7 % |
+ 9,5 % |
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Avril 2025 à Mars 2026 |
+16,5 % |
+23 % |
COÛT RELATIF MOYEN
Avec la reprise de l’inflation et des augmentations salariales contenues, le pouvoir d’achat des ménages se dégrade. Les revenus des emprunteurs qui avaient progressé rapidement en 2025 n’augmentent plus que très lentement (+ 0.2 % sur le 1er quadrimestre 2026, en GA, après + 2.4 % en 2025), bien en deçà de l’inflation ou de la hausse des coûts des logements.
Le coût des opérations confirme son augmentation rapide (+ 3.9 % sur le 1er quadrimestre 2026, en GA, après + 4.6 % en 2025). Aussi le coût relatif poursuit la progression amorcée dès le printemps 2025 : 4.3 années de revenus en avril 2026, contre 4.2 années de revenus il y a un an à la même époque.
L’indicateur de solvabilité de la demande
L’indicateur de solvabilité de la demande se dégrade, en dépit du niveau élevé des durées des prêts accordés.





